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Par Natacha David
La suppression des quotas textiles risque de dévaster les pays les plus pauvres du Sud. Mais l’onde de choc n’épargnera pas les pays du Nord. Analyse. Le 1er janvier 2005, la levée des quotas d’importation
dans les secteurs du textile et de l’habillement par les Etats-Unis,
l’Union européenne et le Canada, a marqué une nouvelle
étape dans la libéralisation du commerce mondial. Les dernières
digues avant le raz-de-marée annoncé du « Made in
China » ont sauté (1). Les grands acheteurs de vêtements,
à l’instar de Wal-Mart, H&M, Gap, ou C&A, ne sont
plus contraints par les quotas de disperser leurs commandes aux quatre
coins, souvent les plus pauvres, du monde.
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