Le genocide armenien


 

 

 




La fin des quotas textiles

Par Natacha David


Usine textile à Roubaix, France. Michel Vanden Eeckhoudt ©.

La suppression des quotas textiles risque de dévaster les pays les plus pauvres du Sud. Mais l’onde de choc n’épargnera pas les pays du Nord. Analyse.

Le 1er janvier 2005, la levée des quotas d’importation dans les secteurs du textile et de l’habillement par les Etats-Unis, l’Union européenne et le Canada, a marqué une nouvelle étape dans la libéralisation du commerce mondial. Les dernières digues avant le raz-de-marée annoncé du « Made in China » ont sauté (1). Les grands acheteurs de vêtements, à l’instar de Wal-Mart, H&M, Gap, ou C&A, ne sont plus contraints par les quotas de disperser leurs commandes aux quatre coins, souvent les plus pauvres, du monde.
Alors que le feu s’apprêtait à passer au vert pour le dumping social, économique et monétaire* débridé de la Chine, les cris d’alarme des associations de producteurs, du Sud comme du Nord, ainsi que des syndicats, se sont multipliés. Mais en quoi nous, citoyens européens, si loin de la panique des ateliers de Dhaka qui
ferment boutique ou de la frénésie des chantiers de construction d’usines qui turbinent jour et nuit en Chine, sommes-nous aussi concernés ?


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