Le genocide armenien


 

 

 




S'informer sur un pays fermé.

Par Jean-Paul Marthoz


Un soldat nord-coréen salue la statue du « Cher leader » Kim Il-sung, à Pyongyang. Andrew Wong, Reuters.

Alors que la Corée du Nord, en raison de ses ambitions nucléaires et de la nature de son régime, attire sur elle l’attention des chancelleries et des agences de renseignements, les informations la concernant sont le plus souvent rares et sujettes à caution.
Dans ce « pays ermite », tout n’est que propagande. Aucune voix discordante n’est tolérée. Internet est réservé à l’entourage immédiat du pouvoir et les communications téléphoniques internationales sont strictement surveillées. Le Parti-Etat contrôle fermement les messages à répandre au-delà de ses frontières.
A l’époque de Kim Il-sung, la Corée du Nord s’était fait une spécialité des achats de pleines pages publicitaires dans les grands journaux occidentaux : des textes serrés, rentrés au chausse-pied dans une maquette spartiate, débitaient à longueur de colonnes l’idéologie du régime. Les œuvres du Grand Leader étaient généreusement distribuées par les associations culturelles et les ambassades nord-coréennes. En Europe, des groupes d’amitié diffusaient la bonne parole, le plus souvent au milieu des sarcasmes et des haussements d’épaules. Pour la presse, il n’y avait dans toute cette débauche de propagande « aucun grain à moudre ».


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