Le genocide armenien


 

 

 




Le pays des grands mensonges

Par Vincent Brossel


Evadés nord-coréens à la frontière chinoise. Seok Jae-hyun.

En Corée du Nord, le journalisme a été mis au service du totalitarisme. Dans ce « royaume ermite »*, une simple faute de frappe peut conduire en prison. Les contacts avec l’extérieur sont bannis. L’adulation du « Cher Leader » est la règle. L’opacité règne.

Il a suffi que des portraits de Kim Jong-il disparaissent mi-novembre 2004 des murs de bâtiments officiels pour que les médias du monde entier s’interrogent sur un possible changement à la tête de l’Etat le plus fermé du globe. Il n’en serait rien. Le « Cher Leader » aurait simplement décidé de réserver le culte de la personnalité le plus outrancier à la figure de son père, Kim Il-sung, décédé en 1994 et devenu depuis le « président pour l’éternité » de la Corée du Nord.
Cette anecdote, émaillée d’hypothèses et de conditionnels, en dit long sur l’énorme difficulté de s’informer sur la Corée du Nord. La nature du régime y interdit en effet ce qui sert d’habitude de source première d’informations : une presse libre et pluraliste. Le parti-Etat impose la parole unique. Sur ce point, l'article 11 de la Constitution ne laisse aucune place au doute : « La République démocratique populaire de Corée doit conduire toutes ses activités sous la direction du Parti du travail de Corée. »

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