Le genocide armenien


 

 

 




Etats-Unis. Une influence contestée.

Par Michael Clough


Cameroun. Anne-Mare Impe©.

Malgré la présence croissante des Etats-Unis en Afrique, Michael Clough avance que leur influence diminuera sans doute au cours du second mandat de G. W. Bush. Une thèse qui tranche avec les analyses le plus souvent véhiculées dans le monde francophone, où Paris soupçonne Washington de vouloir investir son pré carré.
Le débat est ouvert.

En janvier 2001, lorsque le président George W. Bush est arrivé à la Maison-Blanche, les amis de l'Afrique s'attendaient au pire. Au cours de sa campagne présidentielle, le candidat Bush n'avait prêté aucune attention à leur continent. « L'Afrique est peut-être importante, mais elle ne cadre pas avec les intérêts stratégiques nationaux tels que je les vois », avait-il même un jour déclaré.
Après son entrée en fonction, l'administration Bush allait surprendre les africanistes, en lançant plusieurs actions marquantes sur le continent noir, notamment une initiative dirigée par l'ex-sénateur John Danforth visant à négocier la fin de la guerre civile au Soudan ; un Plan d'urgence contre le SIDA, qui promettait un soutien américain accru aux efforts de lutte contre cette maladie en Afrique et ailleurs ; et la création du Millennium Challenge Account (MCA), ou Compte du Millénaire, un projet qui offrait la perspective d'une augmentation substantielle de l'aide au développement pour les pays se montrant prêts à gérer efficacement leur économie et à s'engager sur la voie de la bonne gouvernance. Par ailleurs, George W. Bush choisissait de poursuivre la plus importante stratégie mise en place par l'administration Clinton, à savoir l’African Growth and Opportunities Act (AGOA), Loi sur la croissance et les potentialités de l'Afrique, qui posait les bases d'un commerce renforcé entre les Etats-Unis et ce continent.


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