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Rendez-vous à Genève ?
Par Anne-Marie Impe et Jean-Paul Marthoz
Internet est-il un levier
de libération politique ou, plus prosaïquement, de libéralisation
économique ? Un instrument de la connaissance ou l'outil d'une
nouvelle dépendance ? Va-t-il accroître l'apartheid technologique
ou permettre un bond en avant des pays pauvres ? Décryptage.
Du 10 au 12 décembre 2003, se tiendra à Genève
le premier Sommet mondial des Nations unies sur la société
de l'information (SMSI). Il risque de tanguer entre les exigences
du commerce et celles de la citoyenneté, entre les Etats censeurs
et les défenseurs de la liberté, entre les partisans du
«tout au privé » et les tenants d'un espace public
universel.
Les objectifs que s'est assignés l'Union internationale des télécommunications
(UIT), principale organisatrice du Sommet de Genève, se bousculent
et s'entrechoquent dans un torrent d'ambitions et d'ambiguïtés.
Pour cette organisation membre du «système des Nations unies»,
mais aussi très attentive à la raison d'Etat et aux grands
milieux d'affaires, il s'agit en effet ni plus ni moins de réduire
la «fracture numérique», de permettre l'accès
universel aux technologies de l'information et de la communication, de
favoriser le développement, la démocratie et la bonne gouvernance.
Bien qu'il ait été précédé de nombreuses
et parfois houleuses réunions préparatoires sur tous les
continents, ce prochain Sommet des Nations unies est encore largement
ignoré des médias. Quand il n'est pas boudé par des
organisations de la société civile pour qui cette nouvelle
«grand-messe» onusienne débouchera sur des paroles
creuses, des controverses vaines ou des voux pieux. Comme pour mieux confirmer
ce scepticisme, une deuxième phase du Sommet aura lieu en novembre
2005. en Tunisie, un pays qui embastille les journalistes et surveille
étroitement les internautes.
La géopolitique de l'information
Bien avant que les Nations unies ne leur consacrent un Sommet mondial,
les nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC)
ont déjà profondément recomposé le monde.
Et même refaçonné les modes de vie et les rapports
sociaux. Surfant sur les vagues de dérégulation, de libéralisation
et de privatisation orchestrées par les organisations intergouvernementales
et soutenues, très souvent, par les politiques d'aide au développement
des pays industrialisés, les NTIC ont accompagné et accéléré
le processus de globalisation de l'économie et des échanges.
L'expansion des NTIC sur l'ensemble de la planète dessine ainsi
une cartographie mondiale des rapports de richesse et de puissance. La
société de l'information relève, en effet, de la
politique et de la géopolitique. Pour les uns, les plaidoyers pour
une totale liberté d'expression sur le réseau masquent la
volonté des grands pays, détenteurs de la technologie et
producteurs de contenus, d'imposer leurs normes et leur pouvoir. «Là
réside la vraie fracture numérique, écrit Solveig
Godeluck. Le réseau (...) se déploie autour d'un hypercentre
américain, presque en étoile, alors que la vertu supposée
d'Internet est justement sa décentralisation» (1).
Pour les autres, les invocations de la souveraineté nationale camouflent
mal l'exaspération des régimes autoritaires face à
une technologie qui les contourne et les menace. C'est ce contexte
qui donne au Sommet de Genève toute son importance. Il
explique l'intérêt que lui portent les grandes entreprises
transnationales, dont les stratégies d'investissement, les alliances
et les choix techniques déterminent bien plus significativement
encore que les Etats ce nouvel ordonnancement du monde. Il éclaire
aussi les controverses, notamment sur le rôle et l'influence de
la société civile, qui ont accompagné les sessions
préparatoires et qui séviront sans aucun doute lors du Sommet.
Derrière des débats apparemment techniques sur la sécurité
des réseaux, la confidentialité des données, la cybercriminalité
ou la protection de la propriété intellectuelle, les nouvelles
technologies touchent en effet à des dossiers sensibles et essentiels.
Le développement, la souveraineté nationale, la liberté
d'expression, l'éducation, la diversité culturelle ou encore
le droit international sont directement engagés dans les options
et les priorités de la «société de l'information».
Libéralisation ou libération ?
A l'image de toutes les autres grandes décou-vertes technologiques,
les NTIC, et surtout la plus emblématique d'entre elles, Internet,
ont suscité de nombreuses utopies. Elles ont inspiré de
multiples prophéties sur la fin de la censure et la victoire inéluctable
de la liberté. Elles ont réanimé des visions optimistes
sur les chances de développement et de rattrapage économiques
des pays du Sud. Aujourd'hui, les illusions se sont modérées.
«Il faut bien constater, écrit l'un des plus grands penseurs
de la société de l'information, Manuel Castells, que l'instabilité,
l'insécurité, l'inégalité et l'exclusion sociales
accompagnent la créativité, la productivité et la
création de richesses dans ces premiers pas du monde Internet.
»(2) La «fracture numérique»
entre le monde industrialisé et le monde en développement
justifie à elle seule cette sobre appréciation des NTIC.
«Malgré toute l'euphorie que suscite la révolution
des communications et la perspective enivrante d'un monde entièrement
interconnecté, notait Jeremy Rifkin, la réalité reste
: 65% des habitants de la planète n'ont jamais effectué
un appel téléphonique de leur vie et 40% d'entre eux n'ont
pas accès à l'électricité.»(3)
Près de 90% des internautes résident dans les pays industrialisés.
Le monde riche, toutefois, n'échappe pas non plus aux «inégalités
d'Internet». Aux Etats-Unis, 50% des Blancs utilisent Internet,
mais seulement 23,5% des Noirs. En Wallonie, 71% des diplômés
de l'enseignement supérieur ou universitaire disposent d'un accès
à Internet, contre 49% pour les diplômés du secondaire
supérieur, 24% pour ceux du secondaire inférieur et 8% pour
les personnes qui n'ont qu'un diplôme primaire ou qui sont sans
diplôme (4). L'«exclusion
numérique» est une réalité qui se traduit par
de nouvelles inégalités face au travail, à la consommation,
à l'information et à la participation civique, les femmes
isolées étant tout particulièrement absentes de l'âge
numérique. Certains observateurs plus radicaux vont au-delà
de ce constat et parlent de la «contre-révolution de l'information».
Pour eux, les NTIC n'auraient fait que renforcer un processus de globalisation
inique et auraient fourni aux Etats et aux Nouveaux Pouvoirs ? entreprises
transnationales ou réseaux criminels mondiaux ? de nouvelles armes
pour exploiter, contrôler, manipuler et asservir. «En fait,
concluait le politologue canadien François Fourtier, les TIC servent
plutôt bien l'accumulation capitaliste, sa mondialisation, l'assujettissement
de la main-d'ouvre, la manipulation des consommateurs, l'hégémonisation
du discours, la surveillance des citoyens et la répression de la
dissidence. Elles contribuent donc peu à l'équité
et à la démocratie. » (5)
« Nous vivons
à l'ère de la révolution de l'information. C'est
une révolution qui offre beaucoup de liberté, un peu
de fraternité et aucune égalité.»
Shashi Tharoor, sous-secrétaire général pour
la communication et l'information publique, Nations unies. |
L'ordinateur aux pieds nus
En 1980, dans son best-seller Le défi mondial, l'auteur français
Jean-Jacques Servan Schreiber avait écrit le scénario optimiste
de l'«ordinateur aux pieds nus » qui, symbolisant l'alliance
entre le paysan pauvre du Sud et les nouvelles technologies du Nord, devait
offrir au Tiers-Monde un raccourci vers le développement. Même
si l'histoire des vingt dernières années nous a démontré
qu'il n'en a rien été, cette équation vertueuse continue
d'animer la plupart des organisations internationales. De nombreux exemples
illustrent le rôle positif joué par Internet dans la diffusion
de l'information scientifique ou médicale ou dans l'accès
de petits producteurs aux marchés locaux ou internationaux. Et
personne ne conteste que les déséquilibres économiques
risquent encore de s'aggraver si les pays du Sud ne maîtrisent pas
la révolution numérique. Les doutes apparaissent toutefois
sur la voie à suivre : dans quelle mesure et à quelles conditions
les NTIC peuvent-elles réellement contribuer au développement
? Comme l'explique James Steinberg, de la Brookings Institution de Washington
(lire page 28), l'efficacité des NTIC comme levier de développement
dépend en fait de facteurs qui se trouvent très souvent
«en amont», comme les «ressources cognitives»
et le degré d'alphabétisation. «L'accès aux
TIC, notait le commissaire européen chargé des entrepises
et de la société de l'information, Erkki Liikanen, est tributaire
de la nature de l'infrastructure d'information et de communication, de
l'état de développement des systèmes économiques
et juridiques et des capacités éducatives et formatives.»
(6)
Le grand échiquier
Ces enjeux expliquent les grandes manouvres qui ont entouré la
préparation du Sommet mondial de la société de l'information.
Celui-ci ne peut être analysé de manière isolée
: il doit être replacé dans le contexte global des stratégies
adoptées par les grandes entreprises du secteur ? télécommunications,
médias, logiciels, etc. ?, mais aussi par les Etats et les institutions
privées et publiques des pays du Nord. Il doit tenir compte des
projets et des priorités des organisations intergouvernementales
concernées, avec au premier plan, l'UIT et le PNUD, mais aussi
l'Unesco, qui a joué un rôle déterminant ces dernières
années pour promouvoir la liberté d'expression et la libre
circulation de l'information. Les initiatives se sont multipliées
pour organiser l'univers des NTIC. En 2000, le Forum économique
mondial de Davos a lancé la Global Digital Divide Initiative, regroupant
des gouvernements, des ONG et surtout de grandes entreprises comme AOL
Time Warner et Microsoft, dans le but de «transformer le fossé
numérique en une opportunité pour la croissance ».
En 2000 aussi, le G8 a publié la Charte d'Okinawa sur la société
globale de l'information et a mis sur pied la Digital Opportunity Task
Force (Dot Force). En décembre 2001, la Commission européenne
a, de son côté, adopté un projet destiné, selon
les mots du commissaire au développement Poul Nielson, à
«mettre les TIC au service des pauvres de la planète ».
L'Union européenne a multiplié les projets dans les pays
du Sud, à l'image de l'Alliance pour la société de
l'information (@LIS) qui organise la coopération européenne
avec l'Amérique latine dans le domaine des NTIC. Ces stratégies
axées sur le développement ne sont pas politiquement incolores.
Elles s'accompagnent le plus souvent de mesures de privatisation et de
libéralisation qui sont présentées par leurs promoteurs
comme une condition essentielle de la baisse des coûts de connexion
et qui sont dénoncées par d'autres comme une aggravation
de la dépendance et des inégalités. «Ce processus
n'est pas acceptable s'il est laissé au gré des seules forces
du marché, estimait le parlementaire européen Lone Dybkjaer.
Il est crucial d'assurer le bon respect des critères définis
ou soutenus par la sphère publique » (7).
Crucial, par exemple, d'assurer un service universel qui mette les citoyens
sur un pied d'égalité dans l'accès aux NTIC. «De
nombreux éléments du savoir, notamment en matière
scientifique, qui devraient appartenir au domaine public, ne sont pas
ou plus accessibles à tous, car il est nécessaire de les
acheter, souvent à un prix inabordable pour les utilisateurs les
plus pauvres », constataient deux experts suisses, Alain Modoux
et Daniel Stauffacher (8).
Babel
«Jamais la technologie des communications n'a été
aussi perfectionnée, et cependant notre monde ressemble chaque
jour davantage à un royaume de muets », notait il y a quelques
années l'écrivain uruguayen Eduardo Galeano (9).
Les révolutions technologiques de l'information sont encore souvent
décrites comme une fenêtre ouvrant sur une «agora communicationnelle
globale». Internet a permis sans aucun doute à des communautés
«invisibles» de présenter leurs cultures et leurs revendications
au reste du monde, à des diasporas de se retrouver, mais cet appui
des NTIC à la protection de la diversité culturelle doit
être replacé dans le contexte des rapports de force globaux.
Les venelles de la diversité apparaissent bien dérisoires
face aux autoroutes de l'information qui facilitent la pénétration
de produits culturels déjà dominants et menacent ainsi les
cultures minoritaires. Internet pose notamment la question des contenus
et, dans la foulée, celle de la domination linguistique : 80 %
des messages sont en effet en anglais, contre 5 % seulement en français,
note Jean-Claude Crépeau, de l'Agence intergouvernementale de la
Francophonie (voir page 23).
Des semelles de vent
Les NTIC, et surtout Internet, ont été décrits par
de nombreux auteurs comme les instruments miracles de la démocratisation.
«Imaginez qu'Internet s'impose en Chine, s'exclamait George W. Bush
en 1999. Imaginez comme la liberté se répandrait ! ».
Le courrier électronique et la Toile ont joué sans conteste
un rôle décisif dans les grandes mobilisations sociales et
politiques des dix dernières années. Dans beaucoup de pays
autoritaires, des internautes ont réussi à jouer au chat
et à la souris avec la censure (lire page 37). Des tonnes d'informations
se sont brusquement retrouvées à un tapotement de clavier.
Mais les succès réels des NTIC dans la promotion des libertés
ne doivent pas faire oublier la part d'ombre de ces outils : Internet
donne aux Etats la capacité de surveiller le réseau et d'espionner
les citoyens et les dissidents. Il offre aussi aux groupes extrémistes,
terroristes, intégristes ou racistes la possibilité de diffuser
encore plus largement leurs messages de haine. La prolifération
des blogs (10) ou l'activisme d'Indymedia,
(l'agence de contre-information sur les grands sommets économiques),
pour importants qu'ils soient, ne peuvent pas voiler non plus la réalité
des rapports de force économiques. Même si le cyberespace
foisonne de sites indépendants, impertinents et rebelles qui lui
donnent l'apparence d'un énorme Woodstock de l'information, la
concentration croissante dans le domaine des médias classiques
(presse écrite, télévision, radios) et la position
dominante de l'industrie américaine se reflètent, elles
aussi, dans la galaxie Internet, sur les réseaux, les contenus
et les concepts.
« Les femmes
passent moins de temps sur Internet que les hommes, mais si on tient
compte, en moyenne, du temps que ceux-ci consacrent à consulter
des sites pornographiques et à simuler des jeux guerriers,
les écarts sont-ils autre chose que des écarts de conduite
? »
Patricia Vendramin et Gérard Valenduc. |
Controverses
Ces interrogations sur la liberté et la pluralité de l'information
ont suscité d'âpres débats avant même l'ouverture
du Sommet. Beaucoup d'Etats ne veulent en aucun cas ouvrir davantage leurs
frontières à des pratiques «incorrectes», lisez
libertaires, des NTIC. A Genève, le combat entre les claviers de
la liberté et les ciseaux de la censure fera donc rage. Toutefois,
une autre polémique s'est développée, mettant cette
fois face à face des ONG qui, toutes, revendiquent pourtant leur
attachement à la liberté d'expression. Un certain nombre
d'associations spécialisées dans l'éducation aux
médias ou dans l'information alternative, au service du développement
ou de l'environnement, se sont regroupées au sein de la campagne
CRIS (Communications Rights in the Information Society) pour promouvoir
une vision «citoyenne et progressiste » de la Société
de l'information (11). Le «Droit
à la communication » est leur cheval de bataille. Dénonçant
la marchandisation de l'information et la concentration des médias,
le CRIS plaide pour une Société de l'information «fondée
sur les principes de transparence, de participation, de justice sociale
et économique, d'égalité entre les sexes et une approche
équitable des questions identitaires et culturelles ». Même
si elle s'engage à «combattre la surveillance et la censure
commerciales et gouvernementales », la campagne a été
froidement accueillie par la plupart des organisations de défense
de la liberté de la presse, qui craignent que ce «droit à
la communication » (voir page 50) n'entrouvre une porte aux Etats
censeurs. «On assiste, notait Reporters sans frontières (qui
a été interdit de participation au Sommet), à un
retour insidieux de ce que, dans les années 70 et 80, on appelait
le Nouvel ordre mondial de l'information. Une coalition hétéroclite
de régimes communistes, de despotes afro-asiatiques et d'intellectuels
occidentaux tiers-mondistes avait (.) tenté de soumettre la circulation
internationale de l'information au contrôle des gouvernements. C'était
bien entendu dans l'intérêt supérieur des peuples.
Aujourd'hui les mêmes forces obscurantistes recommencent à
parler, à propos des échanges d'information sur Internet,
de souveraineté des frontières, de respect des normes et
valeurs propres à chaque société, de sécurité
et de cohésion nationales, d'atteintes à l'ordre public.
Nous savons, hélas, depuis longtemps que, dans de nombreux pays,
ces concepts apparemment peu contestables servent quotidiennement de justification
à des poursuites et à de lourdes condamnations allant à
l'encontre de la ligne officielle ». (12)
L'équation entre la pluralité du monde et la liberté
d'expression, entre l'affirmation du «droit à la communication
pour tous » et la nécessaire indépendance et autonomie
du journalisme, entre le développement économique et la
démocratie politique, constituera l'un des tests les plus emblématiques
du Sommet, de sa pertinence et de son utilité.
(1)
La géopolitique d'Internet, Paris, Editions La Découverte,
2002, p. 25. Pour une vision de l'establishment américain sur la
géopolitique des NTIC, lire NYE Joseph, The Paradox of American
Power, Oxford University Press, 2002, 222 pages.
(2) La galaxie Internet, Paris, 2002,
p.13.
(3) RIFKIN J., L'âge de l'accès,
Paris, La Découverte, 2000, pp. 295-296.
(4) VENDRAMIN Patricia et VALENDUC
Gérard, Internet et inégalités, Bruxelles ,Editions
Labor, 2003, p. 17.
(5) Citoyens sous surveillance, la
face cachée d'Internet, Montréal, Editions Ecosociété,
2002, p.90.
(6) «TIC et développement
: combler la fracture numérique», Le Courrier ACP-UE, mai-juin
2002, p.37.
(7) «Diffusion des TIC dans
les pays ACP : pourquoi, comment, et par qui ?», Le Courrier ACP-UE,
mai-juin 2002, p.49.
(8) La Vie économique, 2-2003,
p. 53. Daniel Stauffacher est délégué du Conseil
fédéral suisse pour le Sommet mondial sur la société
de l'information. Alain Modoux est l'ancien sous-directeur général
de l'Unesco pour la communication et l'information.
(9) «Vers une société
de l'incommunication», Le Monde diplomatique, janvier 1996.
(10) Journaux personnels en ligne.
Voir PISANI François, «Internet saisi par la folie des weblogs»,
Le Monde diplomatique, août 2003, p. 9.
(11) Elles organiseront un contre-sommet
à Genève début décembre. Parmi ces ONG, citons
Panos London, Cameco (Catholic Media Council), MediaChannel, OneWorld,
WACC (World Association of Christian Communications), ainsi que des analystes,
comme Robert McChesney, Cees Hamelink ou Mark Raboy.
(12) Reporters sans frontières,
La liberté de la presse dans le monde, Rapport 2003, Paris, p.7.
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| Les NTIC |
| Selon la définition de l'Unesco, les Nouvelles
technologies de l'information et de la communication (NTIC) «renvoient
aussi bien à des objets matériels, outils, procédés
qu'à des objets immatériels, des connaissances, des
contenus, des symboles. Ces techniques couvrent les trois grandes
branches de la communication : les télécommunications
(téléphone, transmissions par câble ou par satellite),
l'informatique au sens large et l'audiovisuel. » Dans ce dossier,
nous avons choisi de traiter essentiellement d'Internet et de son
impact. |
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